C'est a bord d'un pick-up que nous quittons le Mondolkiri pour Kratie. Nous nous recroquevillons a l'arriere, entre une douzaine de cambodgiens, leurs velos, leurs motos, leurs sacs de riz et de viande, leurs coqs et leurs chiens, leurs grands-meres qui crachent et leurs enfants qui nous gerbent sur les pieds. Heureusement, les nuages de poussiere nous obligent a garder les yeux fermes et a nous evader dans un monde meilleur.
A notre arrivee nous sommes attendues comme le Messie par une horde de jeunes cambodgiens, chacun vantant les merites de sa ghest house, certains jetent leur devolu sur nos sacs et nous promettent de nous emmener dans une ghest chaudement recommendee par le Lonely. Bien sur, il s'agit d'un traquenard... la guest en question n'ayant pas besoin d'envoyer des racoleurs, tout le monde si precipite !... Nous nous debarassons tant bien que mal de nos petits porteurs, apres avoir visite une dizaine de chambres... et nous retrouvons dans la guest que nous avions reperee sur le guide ! Apres un long "recurage", nous decouvrons la ville et profitons d'un magnifique "sunset" sur le Mekong.
Le lendemain, c'est la fete du Thet, nouvel an chinois, auquel le Cambodge participe grace a ses nombreuses communautes chinoises. C'est l'occasion pour eux de trois jours de vacances.
Le staff de notre ghest house nous propose d'aller avec eux voir les dauphins d'eau douce dans le Mekong. Nous nous retrouvons a la "piscine municipale" : un coin du Mekong consacre a la baignade, une succesions de pontons et de petites echoppes sur pilottis, entre lesquels des cambodgiens de tous ages, souvent en famille, dejeunent et se baignent, habilles de la tete aux pieds. On retrouve l'ambiance de toutes les plages animees, ce ne sont que rire, cris, eclabousssures, petards, plongeons,... les peres de famille sont souvent les premiers a entrainer leurs enfants dans l'eau.
Au retour, nous nous arretons a l'embarcadere touristique ou nous attendent des "promene-couillons" pour nous emmener observer les dauphins d'eau douce, espece en voie de disparition, et que l'on ne trouve plus que dans cette partie du Mekong. En effet, on peut admirer un grand nombre de "dos de dauphins", on pourrait sans mal imaginer le cambogien en train de pedaler en dessous ...
Bonne surprise, en allant diner, on retrouve un des australiens du Mondolkiri, on ne pensait pas le revoir si vite et ce n'est pas termine, on se revoie dans deux jours a Phnom Penh. |