C'est par le train de nuit que nous arrivons a la "Ga-Hanoi", le 6 mars au petit matin. L'horaire tardif de la messe dominicale à la cathédrale, nous laisse le temps de nous rafaire une santé au Cafe de Paris : croissants aux amandes, pains au chocolat et aux raisins, jus de fruits frais et café... , nous revivons après cette éprouvante nuit de train sans couchettes.
Après s'être sanctifies, nous partons à la découverte de la vieielle ville, dédale de rues s'élargissant et se rétrécissant en un veritable labyrinthe de ruelles. Chacune d'entre elles a sa specialité : Rue des tongs, rue des cercueils, rue des laques, rue des tuyaux,.... nous errons et nous perdons avec plaisir dans les "rayons" de cette gigantesque et exotique "galerie commerciale". Chacun s'attarde a son tour, l'une devant les boucles d'oreilles, l'autre, les sacs à main, la troisième, le cordonnier de tongs, la suivante, les services à thé, et le dernier, les authentiques affiches de propagande communiste !
Nos pas nous conduisent ensuite vers le pont Doumer, le célèbre mausolée de "l'Oncle Ho" sollennelement garde par une multitude de gardes en uniforme blanc aussi immobiles qu'impassibles, le palais présidentiel et le quartier des ambassades où nous imaginons notre vie d'expat' dans une vieille demeure coloniale... on ne peux pas nous interdire de rêver !
En attendant que ces voeux se réalisent, cousin Axel, nettement plus réaliste sur la question, embarque toute sa troupe de squatteurs à la découverte du Hanoi "by night". Premiere étape, le diner : nous enchainons les petits restos de rue (soupe de nouilles, raviolis au boeuf, poulet au miel...) jusqu'a ce que la policeurbaine debarque pour le couvre-feu et la, très naturellement, tout le monde se cache dans l'arrière boutique, emportant qui sa chaise, qui la table, qui une pille d'assiettes,... on éteint la lumiere, on ferme les portes et on attend quelques minutes que la voiture de police repasse en sens inverse... pour mieux se reinstaller dans la rue ! un peu surréaliste !
Mis en forme par ces multiples déménagements, nous passons au plan B de la soirée, à savoir les boites branchées d'Hanoi : l'Apocalypse Now, le Titanic,... les vietnamiens n'ont vraiment rien à envier aux français dans ce domaine : on sait aussi bien s'amuser chez eux qu'aux Planches ou au Dupleix, les billards se transforment même en podium a partir de minuit... souvenir... souvenir....
Rassasiés d'urbanité et de civilisation après une semaine, nous partons dans les montagnes du Nord Ouest, au pays des trolls...
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